Projet d’arrêté de réglementation de la pêche de Plaisance (amateur en bateau)
Tout d’abord, je n’ai pas de bateau, et je n’en aurai jamais… Même si j’ai le permis (bateau hein
)… Trop contraignant…
Et sans bateau, je ne suis pas le plus légitime à m’exprimer… D’ailleurs je n’ai pas été invité aux réunions de concertation en vue de ce projet avec les autorités.
Par contre, même si je ne suis pas concerné, je suis SOLIDAIRE, d’autant que il est absolument certain que LES AUTRES FORMES DE PÊCHE AMATEURS, DU BORD, SOUS-MARINE, ETC. VONT ELLE AUSSI FAIRE L’OBJET PROCHAINEMENT DE RÉGLEMENTATIONS… L’objectif sera probablement d’aligner les règles pour l’ensemble de l’île sur celles de la Réserve Marine, au nom des sacro-saintes études scientifiques faisant comme d’hab’ état d’un appauvrissement des ressources
.
De toute façon, le projet des biologistes depuis longtemps, repris par Huguette à la Région (un bureau d’étude des mandaté à cet effet en ce moment même) c’est d’étendre les réserves existantes et d’en créer des nouvelles.
Et puis, mon franc-parler ne fera probablement pas plaisir à tout le monde, mais c’est comme ça… Je suis pas là pour flatter les masses (pour le populisme, vous avez plein de pages d’autres élus disponibles
).
1) Tout d’abord, vous êtes nombreux à m’avoir adressé des pétitions et textes qui circulent en ce moment à ce sujet car elles contiennent des incohérences et même des erreurs :la pétition parle « d’artisan pêcheur » (= professionnel) par exemple). J’essaye autant que possible de ne pas partager quelque chose si c’est pas conforme et cohérent.
2) Ensuite, pour avoir travaillé avec le directeur de la mer, Nicolas Le Bianic, jadis à la tête du risque Requin, je sais que c’est une personne animé d’un souci de justice, même si son statut de militaire dévoué à l’autorité prendra toujours le dessus… En tout cas mieux vaut avoir eu à négocier avec lui qu’avec le précédent par exemple (que je l’espère ne me lit pas
).
3)Pour ceux qui me suivent, ça fait déjà un moment que j’alerte sur le durcissement de la réglementation à venir… Nos autorités locales n’ont pas le choix : ce sont des directives internationales/européennes/nationales…
Pas d’autres choix que de durcir les règles au nom de la nouvelle idéologie qui place désormais la nature avant l’humain. Et au vu de ces volontés répressives généralisées, je trouve que les pêcheurs amateurs plaisanciers s’en sortent plutôt bien…
De toute façon, il n’était pas possible de continuer ainsi sans réglementer : La Réunion bénéficie d’un statut de quasi exemption de règles pour la pêche côtière s’agissant des espèces, une situation qui ne pouvait plus durer pour les acteurs de la conservation…
Sur fond de constats d’abus, d’augmentation importantes du nombre de pêcheurs plaisanciers ces 20 dernières années…
4) C’est vrai que l’opinion préférerait que l’on tape sur les navires-usines qui vident les océans au large…mais il faut bien comprendre que ce sont deux domaines différents. Les gros bateaux au large dépendent de décisions internationales… Alors par pitié, arrêter d’y faire références dans les commentaires, c’est HS et ça ne fait que détourner le débat.
Là, on parle de notre environnement immédiat, d’une échelle locale, qui ne peut s’affranchir indéfiniment de règles. 40000 pêcheurs amateurs estimés dans l’île, dont 3000 en bateaux, c’est pas un navire-usine certes, mais ça tape quand même dur dans la ressource, de façon très localisée, proche de la côte… Avec forcément un impact que tout le monde peut facilement mesurer au fil des années… L’appauvrissement de la ressource n’est pas un mythe même s’il est parfois exagéré par les conservateurs
5) Dans ce contexte d’alarmisme apocalyptique généralisé autour de la planète et des animaux, notamment, notamment marins, on pouvait craindre un projet encore plus restrictif, et je trouve que les plaisanciers s’en sortent plutôt bien, même s’il y a des règles comme 1 seul « ti jaune » ou « job » (vivaneau) par jour/bateau qui sont difficilement acceptables.
Il faut savoir qu’à un moment les autorités souhaitaient limiter à 5 kg ou à une seule capture… Ou alors soumettre chaque capture à une obligation de déclaration, ce qui aurait été particulièrement contraignant…
Les pêcheurs ayant tout refusé, l’État a dû trancher en retenant le principe de quotas.
6) Ailleurs les règles existent déjà, mais dans des milieux très poissonneux avec d’immenses lagons. Ainsi, en Nouvelle- Calédonie pour les plaisancier, c’est 40 kg de poissons vidés (ou 20 kg de chair) max par bateau/jour max si il y à 4 personnes et plus (2 personnes = 20kg, 1 personne = 10kg)
À Mayotte, ce sont des quotas qui ont été mis en place, mais moins précis par rapport aux espèces avec par exemple une limite à 5 mérous/jour, 5 grands pélagiques/jour, etc.
7) analyse du projet
Déjà, la moitié de l’arrêté reprends des textes existants : la liste des 5 espèces de requins de récif protégée date de 2015 (on avait lâché ça en contrepartie de buter quelques bouletigres)
Ensuite, pour les autres espèces interdites, il s’agit de poissons classées menacées critiques en liste rouge UICN POUR LA RÉUNION, et ça date déjà de 2021.
Ce sont nos scientifiques locaux qui ont trouvé cette astuce : d’abord, tranquille entre eux discrètement sortir une liste UICN d’espèces LOCALEMENT en danger critique !!!
N’oublions pas que l’UICN n’est qu’une ONGE, même si son action est supra-nationale…
J’ai eu l’occasion de tacler l’UICN qui n’est même pas foutue d’avoir des données à jour pour les bouledogues et tigres par exemple (lien vidéo)…
Finalement on évite le pire : les espèces de mérous interdites sont des espèces très rares🙏
S’il avaient mis par exemple le « rouge » grand queue, croissant queue jaune, (variola lutti), le roi de nos poissons, LÀ CA AURAIT ETE LA GUERRE !
8) et maintenant ? Quelles actions, quelles mobilisations ?
Les pécheurs le soutien de « l’aspirant-maire » de Saint-Pierre, mais qui n’a jamais brillé par son courage, surtout face à la nature.
J’ai demandé à un des membres du collectif de faire en sorte que ce soit-lui qui sollicite le préfet, je sais pas si ça aura été fait.
Le problème c’est que si le collectif de pêcheurs part dans une réunion avec le préfet en imaginant qu’ils soit en position de force, et qu’ils vont réussir à ce que l’État fasse marche arrière, j’ai bien peur que ce soit mort et enterré…
Il faut qu’ils arrivent avec des propositions concrètes, sur certaines espèces, en apportant des données qui montrent qu’elles peuvent qu’elles sont abondant…
Mais comme je l’ai dit plus haut, il faudrait des données scientifiques. Or vous trouverez difficilement des biologistes pour dire qu’une espèce est abondante… Si on les écoute, tout est au bord de l’extinction.
Il y à aussi la consultation publique, il faudrait que beaucoup de pêcheurs y aillent, fasse des propositions constructives pour qu’elles puissent être prise en compte par le commissaire enquêteur… sachant que les De sont quand même bien jeté… Mais on perçoit quand même une très légère inflexion dans le propos (voire l'interview de Le Bianic dans le Quotidien).
Si c’est juste pour mettre des commentaires, on veut pas l’arrêter, pas sûr que cela fonctionne, à moins qu'il y ai 500 000 personnes qui s’expriment en ce sens… Ce qui sera loin d’être le cas.
Et d’ailleurs, comme à chaque fois, cette d’enquête publique -numérique- (désormais) sera partagé des milliers de fois dans l’Hexagone, alors même que beaucoup de personnes ici ne soient informés de son existence, et même si les gens l’étaient, beaucoup sont frappés d’illectronisme...
Après les pêcheurs peuvent interpeller les candidats aux élections qui leurs feront des promesse… Sans engagement réel car tout les candidats veulent flatter les écolos…
Sauf moi, mais les pêcheurs votent peu pour moi… Même si j’ai été le seul dans les 6 élections auxquelles j’ai participé entre 2017 et 2022 à AFFICHER CLAIREMENT mon soutien à la pêche la chasse et les traditions dans mon programme…